Faut-il tout lâcher pour être plus heureux?

January 3, 2017

 

 

Les périodes de transition comme celle que nous vivons en ce moment, le passage d'une année à l'autre, mais surtout la fin d'un cycle de 9 ans et le début d'un autre, amènent certains d'entre nous à se poser des questions importantes sur leur vie.

Qui dit transition, dit lâcher l'ancien pour embrasser le nouveau. Bon, bien sûr pas tout! Mais finalement que nous faut-il abandonner pour grandir, pour redevenir qui nous sommes?

 

Minimalisme, c'est quoi?

Tout récemment, je visionne, sur Netflix, un documentaire qui m'interpelle: "Minimalism".

J'avais déjà entendu parler de ces personnes qui simplifie au maximum leur vie pour n'avoir plus que 30 pièces de vêtements (leurs préférés) bijoux inclus, qui vident leur maison pour aller habiter dans une "tiny home" (maison miniscule de la taille d'une roulotte) ou qui choisissent de n'avoir que deux sacs suffisamment légers pour être soulevés d’une main avec tous leurs biens, ordinateur et nécessaire de toilette compris. Des familles, des couples et beaucoup de célibataires ont fait le pas, et témoignent de la qualité de leur vie. Tous sont plus heureux, en meilleur santé, plus libres et plus détendus. Ils travaillent beaucoup moins (ils n’ont plus de dettes) et profitent pleinement de la vie. 

 

Tout perdu ou tout gagné? 

Il y a quelques années, je suis passée par une étape assez douloureuse appelée faillite. Suite à de mauvais choix, j'ai perdu beaucoup d'argent, je me suis endettée et j'ai dû vendre ma maison (5 chambres, 2 salle-de bains, 3 caves), pour m'installer avec ma fille dans un duplex en colocation. J'avais simplifié ma vie et cela m'avait bien plu, au point que trois ans plus tard, je décide de quitter cet appartement pour me retrouver dans un studio meublé de 25 m2. N'ayant pas la possibilité de garder le reste des meubles, j'ai dû me débarrasser de la plupart de ceux-ci et d'une grande partie de mes livres. Je n'ai gardé que ce que j'aimais vraiment. Un an plus tard, je fais le pas d'être sans domicile pendant quelques mois, dormant chez les uns et les autres, avant de m'installer à Londres où j'ai rejoins mon nouveau compagnon. Mes possessions se sont amenuisées d'années en années et ma vie s'est allégée de plus en plus. En simplifiant celle-ci, j'ai trouvé l'amour, j'ai appris une langue, je me suis faite de nombreux amis et j'ai beaucoup voyagé. Je ne me suis jamais sentie aussi riche et libre. 

 

Que représentent nos attachements? 

Comme vous le savez peut-être, quand notre attention est dirigée vers un thème, une magique synchronicité s'impose.

Mon amie de coeur qui est comme une soeur pour moi, de passage à Londres, nous partageait le fait qu'elle se sentait coincée par sa maison mais qu'elle ne pouvait pas envisager de la vendre après tout ce qu'elle y avait investi comme temps et argent.  Elle nous explique que d'une certaine façon cette maison est son âme.

Mon compagnon, alors, parle de sa maison des Cévennes (en train de tomber en ruines), qui représente ses racines. Il explique que l'idée de vendre celle-ci lui fait beaucoup de mal car c'est comme perdre ce qui le rattache à ses origines. Tout cela me fait penser à ma mère qui est assujettie depuis des années à une maison cinq fois trop grande pour elle mais qu'elle ne peut lâcher car celle-ci représente sa réussite matérielle et sa sécurité. 

 

Voilà différents exemples à propos de nos attachements matériels et des limites que ceux-ci créent dans notre vie. A chaque fois, ces personnes en souffrent et brident leur liberté pour des raisons qui n'en sont peut-être pas. 

Car, finalement, comment une maison peut-elle être notre âme? Et que se passerait-il si celle-ci venait à brûler? Ou être nos racines? Celles-ci ne sont-elles pas en nous? Ou notre réussite sociale? Cette dernière n'était-elle pas la somme de nos expériences? 

 

Nous résistons à tout ce qui met en péril ce à quoi nous nous identifions.

Je lisais, dans le Point, un article vraiment très intéressant sur l'incapacité à changer de point de vue politique ou religieux. D'après une étude réalisée par l'Institut du Cerveau et de Créativité de l'Université de Californie (Jonas Kaplan), il a été observé que le cerveau résiste à tout argument qui mettrait en danger nos convictions politiques ou religieuses même si les idées amenées sont vraies et vérifiables. Cette résistance est liée au fait que la personne s'identifie à ses convictions ou croyances. Mais alors qu'en est-il des personnes qui croient que leur maison est leur âme ou leurs racines? Eh bien, vous pourrez passer votre temps à essayer de les convaincre qu'elles auraient toutes à gagner à se libérer de leurs biens, elles ne pourront tout simplement pas accepter cette idée nouvelle qui remet en question leur identité. Elles résisteront et pourraient même vous en vouloir. 

 

Le défi que je vous propose pour 2017.

Et si nous faisions le grand tri de tous nos attachements matériels en ce début de cycle? 

Pour vous inspirer, je vous recommande une vidéo de mon très cher ami Jean-Jacques Crévecoeur sur Youtube qui vous expliquera comment mettre en oeuvre ce défi.  

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