Pourquoi sommes-nous attirés à chaque fois par les Bad Boys ou les Bad Girls?

 

Il y a du soleil et des nanas, lalalilala! 

 

Avec la venue des beaux jours et des plus longues soirées, les célibataires, veufs(ves), divorcé(e)s ou séparé(e)s avec ou sans enfants retrouvent l’envie de séduire bien que certain(e)s ont peur d’attirer à nouveau le bad boy ou la bad girl et de retomber dans un remake des histoires malheureuses du passé. 

 

Mais comment se fait-il qu’après avoir reçu plusieurs claques, nous soyons encore une fois attirés par les mêmes profils? 

 

Dernièrement, j’ai trouvé sur le net un article super intéressant écrit par Shahida Arabi qui est aussi l’auteur du livre : “Power: surviving and thriving after narcissistic abuse”.

 

J’avais tellement envie de vous le partager que je me suis lancée dans la réécriture en français de cet article afin que vous puissiez aussi en profiter.

 

C’est encore une fois nos hormones qui mènent la danse!

 

Selon Shahida Arabi, la raison fondamentale pour laquelle nous sommes irrésistiblement attiré par les mauvais garçons ou les pestes, les personnes toxiques ou les partenaires non libres ne serait ni émotionnelle ou psychologique, mais biochimique.

 

Il y aurait, semble-t-il, une addiction à certaines molécules que notre corps produit lors des chocs émotionnels. Leurs noms vous diront sûrement quelque chose, il s’agit de la dopamine, de l’ocytocine, du cortisol, de l’adrénaline, de la norepinephrine et de la sérotonine.

 

Il est assez courant de devenir dépendants des hauts et des bas que génèrent certaines relations romantiques toxiques. L’effet paradis-enfer crée une incertitude émotionnelle qui peut avoir les mêmes effets que les drogues dures. 

 

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi vous n’arriviez pas à laisser partir ou à quitter une personne qui vous blessait, vous trompait, et vous traitait injustement? 

 

Lorsque nous rencontrons une personne toxique ou indisponible émotionnellement nous nous assujettissons à celle-ci. Son rejet pourra nous blesser au point de créer des douleurs et mêmes des symptômes physiques. Une rupture avec une personne toxique qui nous a maltraité crée aussi cet effet et rend la guérison plus difficile.

 

Explorons ces différentes molécules et leurs effets sur notre cerveau et nos décisions.

 

La Dopamine.

 

Toute expérience positive comme des dates inoubliables, une attention exceptionnelle, des flatteries, des rapports sexuels et des cadeaux inattendus favorisent la libération de dopamine dans le cerveau.  Cette hormone est un neurotransmetteur qui contrôle le centre de plaisir de notre cerveau. Elle crée des circuits de récompense, ce qui génère des associations automatiques dans notre cerveau qui relient nos partenaires romantiques au plaisir et, même, à notre survie.

 

La dopamine coule plus facilement dans le cerveau lorsqu'il existe un programme "intermittent" de récompenses plutôt que des habitudes agréables. L'incapacité d'un partenaire toxique à nous donner ce dont nous avons besoin nous conditionne à espérer de sa part des attentions et nous encourage à persévérer dans la relation, tout comme le joueur qui s’obstine devant une machine à sous dont il espère un gain alors qu’il perd tout ce qu’il lui reste.

 

Le Dr Helen Fisher a découvert que cette expérience de «frustration-attraction» dans une relation amoureuse intensifie nos sentiments d'amour plutôt que de les freiner. Elle a ainsi observé que les cerveaux de ceux qui vivent des relations dangereuses s’activaient d'une manière étrangement semblable au cerveau des cocaïnomanes.

 

Les hommes émotionnellement indisponibles ou les partenaires toxiques sont des maîtres du renforcement intermittent. Ils peuvent disparaître pendant des jours pour entretenir leurs différentes conquêtes et cultiver ainsi l’attrait ressenti pour eux.

Lorsque nous ne savons pas quand sera la prochaine fois que nous verrons quelqu'un ou que ne pouvons pas prédire ses décisions, cette personne devient beaucoup plus séduisante pour notre cerveau.

 

Autrement dit, nos cerveaux ont une tendance masochiste en préférant les personnes qui les blessent. Ils sont tellement habitués au comportement sympa des bons gars qu'ils cessent de libérer suffisamment de dopamine. C'est pourquoi dans une relation saine, nous pouvons devenir tellement "habitués" à la sécurité d'un gentil partenaire que nous trouverons très vite ennuyeux.

 

Lorsque nous décidons, à un moment donné, de prendre du recul, il est probable que nous chercherons à trouver au plus vite une autre personne suffisamment intéressante pour notre cerveau et qui aura sans doute le même type de profil. Et si l’ex réapparait dans notre environnement, nos circuits de récompense se réactiveront plus fortement et nous soumettront encore plus à cette personne toxique.  Ce qui fait dire que plus l'indisponibilité émotionnelle d'un partenaire est élevée, plus il touchera notre centre de récompense de notre cerveau.

 

Afin d'être conscient de l’effet de la dopamine, nous devons comprendre que la raison pour laquelle nous sommes tellement obsédés par un partenaire toxique n'est pas lié au fait qu'il est meilleur que le gars sympathique ou la gentille nana avec qui la romance peut se développer de façon plus graduelle et organique. C'est généralement parce qu'il ou elle est bien pire. Résister à l'effet dopamine signifie résister à la création de nouveaux souvenirs agréables avec la personne qui nous procure le plaisir principalement par la douleur.

 

L’Ocytocyne. 

 

Le toucher favorise la production d’ocytocine qui est aussi appelée l’hormone de l’attachement. C'est la même hormone qui lie la mère et l'enfant à la naissance, et qui nous lie aux hommes qui ne méritent pas notre intérêt plutôt qu’à ceux qui nous sont positifs. Selon Susan Kuchinskas, auteur du livre, “The Chemistry of Connection: comment la réponse de l’ocytocine peut nous aider à trouver la confiance, l'intimité et l’amour", les œstrogènes tendent à favoriser l’attachement produit par l'ocytocine alors que la testostérone l’étouffe ce qui explique pourquoi les femmes sont plus susceptibles de s’attacher aux Bad Boys que les hommes aux garces.

 

L'ocytocine favorise également la confiance et fait baisser le niveau d’exigence à ce sujet. Les recherches montrent que lorsque l'ocytocine est impliquée, la trahison n’aura pas d’effet sur la personne trompée. Ce qui fera que celle-ci continuera à s’investir dans la relation avec celle ou celui qui l'a trahi. Ainsi, la déception produite par un partenaire toxique ne nous empêchera pas de continuer à lui faire confiance aveuglément, surtout si nous lui sommes attaché physiquement.

 

Les hommes émotionnellement indisponibles, les partenaires toxiques et les «mauvais garçons» sont souvent plus excitants au lit.  Ce n’est pas dû à leurs prouesses sexuelles, mais à l’attachement sexuel activé par l’ocytocine.

 

Cortisol, Adrénaline et Norepinephrine.

 

Les partenaires toxiques créent également en nous des pics de cortisol, d'adrénaline et de norepinephrine qui régulent nos réactions aux situations stressantes et influencent nos attitudes «fight or fly»; sauf qu’étonnamment, dans une relation toxique nous nous «gelons» avec un sentiment d'impuissance plutôt que de nous battre ou de fuir même si nous sommes aussi capables dans certains cas d'entrer dans le cycle violent.

 

La libération des hormones du stress nous rend attentif et hyper conscient aux comportements du partenaire toxique et, donc, active une surproduction de celles-ci.  Cette situation d’hyper attention pousse à rechercher la source de notre confort là où est notre gêne: le partenaire toxique devient simultanément notre refuge et notre excuse pour rester en relation.

 

Selon Christopher Bergland, l'ocytocine, l'adrénaline et le cortisol travaillent ensemble pour consolider les souvenirs construits sur la peur. Ainsi, nos craintes et notre anxiété d’être abandonné, combinées à l’intimité physique avec ce partenaire, rendent les souvenirs liés à ce partenaire plus vivants et plus difficiles à évacuer.

 

L'imprévisibilité, la peur et l'anxiété associées à ce partenaire nous conditionnent à marcher en permanence sur des coquilles d’oeufs. Nous passons presque tout notre temps à tourner en rond avec nos pensées ce qui libère de l’adrénaline. Celle-ci a un effet antidépresseur et addictif. La peur libère également de la dopamine, qui nourrit, elle aussi, ces circuits de récompense perçus comme ennuyeux par notre cerveau et réactive l’envie de plus d'adrénaline. La peur et le plaisir s’associent inévitablement malgré tous nos efforts pour démanteler l'irrationalité apparente de notre comportement.

 

Il a été observé que les activités physiques intenses incluant de fortes émotions où la vie a pu être menacée sont généralement le terreau des relations dysfonctionnelles associant des personnes incompatibles. Ce “lien traumatique” associe quasi toujours survie, émotions très intenses et intimité physique.

 

Sérotonine.

 

Quand nous tombons amoureux, nous devenons littéralement obsessionnels comme les personnes atteintes d’un TOC (trouble compulsif obsessionnel). Dans les deux cas, les études démontrent une chute importante de la sérotonine. Étant donné que cette hormone régule et stabilise l'humeur, freinant la pensée obsessionnelle, il est facile d’imaginer à quel point lorsque nous commençons une relation amoureuse, notre taux de sérotonine chute et nous fait perdre nos capacités de décision et de jugement.

 

Les faibles niveaux de sérotonine facilitent également le passage à l’acte sexuel et donc favorisent l’attachement par la production d’ocytocine et de dopamine.

 

Tout cela explique pourquoi nous sommes poussés à relire cent fois les mêmes messages sur notre smartphone et que nous attendons avec impatience le prochain appel téléphonique, même si nous savons logiquement que cette personne ne nous convient pas du tout.

 

Les partenaires toxiques, les mauvais garçons et les garces savent inconsciemment dominer nos cerveaux 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, en usant de stratégies imprévisibles et en nous couvrant de déclarations d’amour. Il n'est donc pas étonnant que nous développions une attitude irrationnelle qui nous pousse à revenir vers ces personnes qui nous font mal. 

 

Y a-t-il une solution? 

 

Aujourd’hui, les neurosciences ont prouvé depuis des années qu’il était possible de désactiver des programmes qui ne nous servent pas et de reprogrammer des comportements choisis.

La PNL (Programmation Neurolinguistique), l’EFT (Emotional Freedom Tapping) ainsi que la kinésiologie permettent de désactiver ces circuits erronés et de programmer de nouveaux modes de fonctionnement. 

La neuroplasticité permet à nos cerveaux de créer de nouvelles connexions neuronales. La clé de la guérison de la dépendance aux mauvais garçons ou garces réside dans la substitution de cette drogue malsaine à des récompenses et des obsessions plus saines - celles qui nous nourrissent , plutôt que celles qui nous affligent et qui nous laissent retomber dans notre souffrance. 

 

Je crois également que ces addictions ont été dans de nombreux cas activées durant l’enfance et sont en résonnance avec des modes de fonctionnement intégrés au sein de nos familles. C’est pourquoi la conjonction de différentes méthodes travaillant à la fois sur les loyautés toxiques transgénérationnelles et la reprogrammation du système neuro-sensoriel permettra aux personnes souffrant d’addiction aux relations toxiques de s’en libérer définitivement.

 

Si vous faites partie de ces personnes souffrant d’addictions aux relations toxiques, et que vous aimeriez vous en libérer définitivement, je vous invite à envoyer un mail à Orianne Corman afin de réserver votre session gratuite de 30 min par Skype en cliquant ICI 

 

 

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