L'abus nous concerne tous et toutes!

October 19, 2017

 

Depuis début octobre, vous avez sans doute remarqué que la presse internationale a beaucoup parlé des abus perpétrés par des hommes ayant du pouvoir, représentés entre autre par le producteur américain Harvey Weinstein, ainsi que du sentiment d'insécurité que ressentent les femmes dans les lieux publics comme c'est le cas dans certains quartiers à Paris. 

 

#balancetonporc

De plus en plus de langues se délient tant pour les femmes que pour les hommes car l'abus n'appartient pas qu'aux premières. 

Avec les médias sociaux, tout prend une ampleur qui n'aurait pas pu exister il y a quelques années. Ainsi, le hashtag #balancetonporc a permis à de nombreuses femmes de témoigner du harrassement sexuel dont elles ont souffert parfois pendant des années. Du témoignage libérateur à la dénonciation ou au réglement de compte personnel, il n'y a qu'un pas que ce type d'action permet de faire. Ce qui m'amène à douter de la pertinence de ce type de démarche où l'embrasement émotionnel se construit également sur des fausses informations et favorise la prise de position contre quelqu'un qui n'est peut-être pas coupable, le détruisant socialement. 

 

Le torchon brûle!

Comme vous pouvez le lire ci-dessus, je parle d'embrasement car je fais un lien avec la vague des feux au Portugal, en Californie, en Espagne, en France, au Canada, etc.

 

Le feu fait son oeuvre de ravage, de mise à zéro. Là où il passe, il ne reste plus rien. En un clin d'oeil, tout est nettoyé. Mais finalement, à qui la faute? Qui a mis le feu?  Il n'y a pas que la sécheresse, le vent, et le changement climatique qui sont responsables.  Il y a aussi, en tout cas pour le Portugal, une tradition d'abus de pouvoir, de détournements financiers, de malhonnêteté et d'égoïsme qui ont favorisé la destruction de centaines de milliers d'ha. 

 

A croire que le feu correspondrait à l'expression de l'abus de pouvoir. Rien ne résiste au feu! Il impose sa loi et tue ceux et celles qui lui tiennent tête. J'ai vu de près ce dimanche le feu en action car j'étais au Portugal encerclée par les flammes dans la zone ravagée par les incendies. (Voir la photo ci-dessus prise par mon compagnon lundi 16 octobre vers 4h du matin de chez nous)

 

L'abus concerne TOUT le monde. 

Nous avons tous subit un jour le pouvoir de quelqu'un auquel on s'est soumis de peur de perdre quelque chose que nous voulions ardemment, et, nous avons pris le pouvoir, au moins une fois dans notre vie, sur quelqu'un qui nous semblait plus faible que nous. Chaque jour, nous sommes dans des enjeux de pouvoirs conscients ou inconscients.

Par exemple, quand nous achetons des jeans délavés à trous pour 10€ ou 100€ (selon les marques),  nous abusons des ouvriers qui mettent en péril leur santé (la plupart d'entre-eux souffrent de silicose et sont mal payés). Le saviez-vous?

 

Nous abusons à chaque fois que nous ne nous intéressons pas à comment un produit a été fabriqué, un animal a été tué ou un aliment a été produit. Lorsque nous refusons de connaître la vérité parce que c'est plus confortable et moins culpabilisant, nous créons de la souffrance et nous devenons des abuseurs inconscients.

 

La plus grande maladie de l'humanité.

Le Triangle Dramatique est un des fléaux les plus terribles sur terre. Je crois bien que c'est lui qui est à l'origine de tous nos probèmes relationnels, politiques et environnementaux. 

Nous y jouons tous un rôle et nous sommes attachés à son fonctionnement car pourquoi ne ferait-on pas aux autres ce qu'eux se sont permis de faire avec nous? 

 

Ne pas se soumettre à ce mode relationnel (victime - bourreau - sauveur) c'est d'une certaine manière s'exclure de la société, c'est perdre la possibilité d'exister au sein de notre famille, de notre communauté, ou du monde du travail. Il s'agit d'un code social que nous apprenons dès notre plus jeune âge quelque soit notre système de croyance. Athée ou croyant, nous sommes tous d'accord pour nous soumettre à ce mode relationnel qui est très ancien. 

 

Jésus sauveur. 

Nous vivons dans une culture judéo-chrétienne, où le représentant de Dieu, son fils Jésus est considéré comme un sauveur venu pour les brebis égarées ou les pauvres pécheurs que nous sommes. Dieu (Yahvé) était beaucoup plus dur. C'était un dieu vengeur. Il n'hésitait pas à punir celui ou celle qui ne se soumettait pas à sa puissance. Nous avons un magnifique exemple de prise de pouvoir lorsque Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils pour s'assurer de sa soumission. L'islam est également une religion qui n'encourage pas à être responsable (capable de répondre de) de ses choix et de ses actions, tout comme l'hindouisme d'ailleurs.

 

La morale du bien et du mal.

L'éducation par la punition favorise le sentiment d'injustice et encourage également à contourner les lois, à mentir et à être malhonnête. Nous sommes modelés par une vision du monde dualiste qui n'offre que deux catégories: le bien et le mal. Bien entendu, tout le monde, même le plus grand criminel, rejette le mal. Chacun fait de son mieux, à sa manière (qui n'est peut-être pas la vôtre), pour faire partie de la bonne catégorie.

Et s'il était possible d'avoir une morale sans être coincé dans le modèle dualiste? 

Et s'il était POSSIBLE de changer?

 

Y a-t-il vraiment une solution? 

Aujourd'hui, partout dans le monde, il y a des victimes d'abus (pas que sexuels), de mauvais traitements (il y a encore des esclaves) ou d'injustice. Elles recherchent à être reconnues mais très souvent ne le sont pas ce qui les poussent à se venger, à chercher des compensations en volant, en détournant ou en manipulant. Elles cherchent à rétablir la justice par elles-mêmes puisqu'elles ne sont ni entendues, ni aidées. Elles veulent une réparation au dommage qu'elles ont subi, ce qui est légitime. Malheureusement,  cela perpétue le problème et ne résoud rien. La vengeance ne ressuscite pas les défunts. 

 

A mon avis, la seule solution est de se reconnecter à la joie, à sa puissance intérieure et à sa capacité de faire des choix libres au risque de perdre ce à quoi nous sommes dépendants ou attachés. Cela demande du temps, de la pratique, beaucoup d'honnêteté et énormément de COURAGE ainsi qu'un grand lâcher-prise. Et si nous n'arrivons pas à le faire, le feu de la vie s'en chargera en nous faisant tout perdre d'une manière ou d'une autre.

 

Qu'obtient-on lorsque nous nous libérons du Triangle Dramatique?

Apprendre à sortir du Triangle Dramatique, libére la personne des relations toxiques, des compromis, de la honte et des jeux de pouvoirs. 

 

Le résultat se manifestera par: 

- une amélioration de la santé,

- un retour d'énergie,

- la fin du burn-out, 

- la sortie de la dépression,

- le sentiment de joie et de gratitude,

- des relations saines,

- un rajeunissement,

- un enthousiasme regénérant.

 

 

Moi, aussi, j'ai été prisonnière du Triangle Dramatique.

Mon père avait l'habitude de dire que les enfants étaient comme des animaux et qu'il fallait les dresser. C'est ainsi qu'il m'a dressé jusqu'à sa mort, c'est-à-dire pendant 15 ans, en m'humiliant, en me punissant et en cassant tout ce qui se manifestait chez moi qui ne lui plaisait pas. Le fait d'être une fille était déjà une difficulté impossible à corriger. 

 

Ainsi, mes parents m'ont appris, à leur insu, que le mensonge était la meilleure stratégie pour être reconnue, appréciée et aimée. 

Effectivement, chaque fois que je disais la vérité, j'étais punie et durement, alors que si je mentais intelligemment, j'échappais à la punition. Mes parents étaient bien entendu des personnes honnêtes comme la plupart d'entre nous et avaient une morale qu'ils s'efforçaient d'inculquer à leurs enfants.

Résultat, j'ai appris que le mensonge me permettait d'être plus libre et qu'il y avait un risque si je ne mentais pas bien. Je suis ainsi devenue une championne du mensonge. 

 

Chez nous, la punition était une activité quotidienne ainsi que les gifles, les coups et l'exclusion (seule à la cuisine et dans les cas graves avec du pain sec et de l'eau).  Il y avait toujours quelque chose qui était fait de travers ou qui ne convenait pas à mon père. Cette méthode de dressage m'a vite fait ressentir le sentiment d'injustice et de rejet. Imaginez les heures que j'ai passées à recopier des centaines de pages des Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet, seule dans ma chambre alors que mes parents écoutaient la radio ou faisaient leurs activités préférées.

 

Vers 10 ans, ce sentiment d'injustice est devenu de plus en plus intense car j'ai commencé à me comparer aux autres enfants à l'école et j'ai vu qu'il y avait une grande différence. Ma vie était faite d'interdits. Par exemple, je ne pouvais pas jouer avec des enfants de mon âge car je risquais de devenir vulgaire comme eux. Souffrant de me sentir victime, j'ai cherché une solution pour me faire aimer de mes condisciples qui, eux aussi me rejetaient. J'ai ainsi commencé à voler de l'argent dans le porte-feuille de mon père pour acheter des bonbons à la librairie, des Pifs Gadgets, et plein d'autres objets que je ne pouvais pas ramener à la maison car mon stratagème aurait été découvert. La solution était simple, j'offrais tout ce que j'achetais à mes petits camarades m'attirant ainsi leurs bonnes grâces. 

 

Bien entendu, un jour, le pot aux roses fut découvert et mon père eut comme brillante idée pour m'enseigner l'honnêteté, d'aller à l'école et de dire aux élèves et au professeur que je lui avais volé cet argent. Puis, nous avons fait le tour des magasins du village, où il m'a présenté comme une voleuse ce qui m'a fait ressentir la honte. 

Dire que je n'ai plus volé après, serait malhonnête. Oui, j'ai encore fait quelques tentatives et, puis un jour, j'ai cessé car j'ai compris que cela ne m'apportait ni l'amour et ni la reconnaissance que je recherchais si désepéremment. 

 

Pendant des années, j'ai porté un sentiment de culpabilité qui me donnait le sentiment que si quelque chose n'allait pas bien c'était certainement à cause de moi. Bien entendu, j'avais tendance à m'attirer des relations toxiques, abusives, humiliantes et même violentes qui me maintenaient dans le modèle du monde que j'avais intégré grâce à mes parents. Je n'arrivais pas à sortir du statut de victime. 

Jusqu'au jour où j'ai pris ma vie en main et que j'ai réussi à sortir du Triangle Dramatique. Depuis, ma vie a complètement changé. J'ai finalement rencontré un compagnon de vie qui me respecte et  me reconnaît car je me respecte et me reconnais.

 

Et vous, avez-vous envie de reprendre le contrôle de votre vie? 

Comme vous avez pu le voir, j'ai eu une enfance difficile et ce n'était pas gagné d'avance pour moi. Aujourd'hui, grâce à mon témoignage, vous savez qu'il est possible de sortir de ce piège qu'est le Triangle Dramatique. Alors, si vous avez envie de reprendre le contrôle de votre vie et de vous libérer des jeux de pouvoirs victime - bourreau - sauveur, n'hésitez pas à m'envoyer un email pour tester les 30 min gratuites par Skype. Vous aurez l'occasion de découvrir qu'un suivi par Skype est d'une facilité déconcertante, d'un grand confort (vous êtes chez vous) et d'une grande efficacité.

 

Alors, allez-vous encore remettre à demain ce que vous pouvez faire maintenant? 

Cliquez ICI et écrivez-moi. 

 

A très vite

 

Orianne

 

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