Être désiré ou ne pas “l’”être.

June 18, 2018

 

 

 

Aujourd’hui, je vais être un peu plus provocatrice que d’habitude en abordant un sujet délicat: êtes-vous un enfant désiré ou pas? 

 

Je vous l’annonce tout de suite, je n’ai pas été une enfant souhaitée. Et je fus en plus une déception ! Je n’étais pas ce garçon qui aurait pu être l’héritier tant attendu du paternel (mais pas avec cette femme), et je ne pouvais pas être le cadeau de ma mère à mon père pour pouvoir lui permettre de se marier avec lui. 

 

Après des années de tristesse, j’ai fini par prendre conscience de la chance que j’avais eue de ne pas avoir été désirée. En ne correspondant pas à leurs espérances, j'ai pu devenir qui j’étais, et ainsi réaliser mon projet d’âme.

 

En tant que Coach Relationnel Systémique, je reçois très souvent des client. e. s qui viennent avec un mal-être qu’ils trainent depuis leur naissance ou même leur conception. Ils/elles souffrent de ne pas avoir été désiré. e. s et cela les empêchent de profiter pleinement de leurs vies.

 

Pourtant j’ai accueilli de nombreux/ses client. e. s désiré. e. s malheureux/euses, stressé. e. s, sous pression, étouffant sous les attentions et la protection de leurs parents, et qui auraient préféré ne pas être autant désiré. e. s ? 

 

La vie est-elle vraiment injuste ? 

 

À votre avis, combien de femmes en bonne santé, avec tous les organes bien en place, le cycle qui tourne comme une horloge, et qui ont très, très envie d’avoir un bébé, n’arrivent pas à être enceintes ? 

 

Et, combien de pères tous en bonne santé reproductive ont très envie d’avoir un enfant et n’y arrivent pas ? 

 

Selon vous, combien de parents, prêts à accueillir un enfant (la chambre est parfois déjà aménagée) avec de bons revenus, une vie stable, n’arrivent pas à créer cette vie ? 

 

Et puis, combien de femmes, sans aucune sécurité matérielle, sans soutien familial, sans logement, tombent enceintes « par accident » ?

 

Que tirez-vous comme conclusion ? 

 

Croyez-vous vraiment que la vie est injuste ? Croyez-vous réellement que c’est le hasard qui fait que ce sont les femmes les plus vulnérables, parfois même, les plus ignorantes qui tombent enceintes et pas les plus averties, les plus préparées, les plus conscientes, les plus capables d’accueillir un enfant ? 

 

Ayant été moi-même maman alors que j’étais encore étudiante, je me suis posé tellement de fois cette question.  Le plus fort c’est que j’ai réussi à avoir sur 4 enfants, 3 cadeaux-surprises !!! Oui, j’étais sans doute hyperfertile et/ou il y avait une autre raison.  

 

Je me souviens que j’étais régulièrement choquée de voir des femmes malheureuses de ne pas arriver à être enceinte, alors que pour moi c’était un défi que de ne pas l’être. J’ai pensé des centaines de milliers de fois, pourquoi moi et pas elles ? 

 

 

Et si les bébés étaient des petits squatteurs ?

 

Lors d’une formation ayant pour thème « Grossesse et Accouchement » donnée en 2002 par le Dr Olivier Soulier, j’ai découvert une information qui m’a chamboulée jusqu’au cœur de mes cellules. J’ai appris que le futur embryon envoie un antigène (HLA-g)  à la mère pour qu’elle ne le rejette pas comme un corps étranger !!! En effet, les cellules de tout individu portent une carte d’identité, que le système immunitaire d’un autre personne reconnaît comme étranger, de sorte qu’il les détruit. Pourtant, lors d’une grossesse, l’organisme de la mère tolère pendant neuf mois l’être qui s’y développe. C’est l’immunologiste Jean Daucet (Prix Nobel en 1980), qui en cherchant à comprendre pourquoi les greffes de tissus étaient systématiquement rejetées lui permit de découvrir les antigènes HLA. 

Cette découverte démontre que le blastocyte a sa propre volonté de s’incarner puisque c’est au 7e jour quand il se dépose sur l’endomètre pour nidifier qu’il envoie cet antigène. 

 

Cette explication me ramena à ma propre histoire et je repensai à la tête que ma mère fit quand elle découvrit que son utérus était squatté par un intrus.  Cette prise de conscience m’a permis de reprendre ma part de responsabilité dans tout ce qui n’avait pas été entre elle et moi. C’est alors que mon cœur s’est rempli de reconnaissance pour cette femme qui s’était retrouvée avec un locataire sans avoir été consultée, et qui avait fait de son mieux pour prendre soin de lui pendant plus de 20 ans. 

 

N’est-ce pas la démonstration que le futur bébé a son propre désir de s’incarner et que si celui-ci n’existe pas alors l’incarnation ne peut pas se faire ?

 

Le désir du bébé est-il suffisant pour que la grossesse aboutisse ?

C’est là que la question devient cruciale. À mon avis cela ne suffit pas. Une étude faite aux USA a démontré que le stress, vécu par la future mère, après l’ovulation, faisait tomber à 46 % la possibilité d’être enceinte.  Nous savons également que le stress peut être aussi lié à un discours interne fait de croyances inappropriées qui va créer des perturbations biochimiques dans le corps et des comportements inadéquats résultant de ces pensées.  Ainsi, il est évident que nos pensées agissent sur notre manière de vivre, notre santé et donc notre fécondité.

Cela démontre également qu’un désir intellectuel ne suffit pas. Mais alors, comment cela est-il possible qu’une femme qui ne désire pas un enfant soit enceinte ? 

Eh bien, il y a, selon moi, deux types de désirs, le conscient et l’inconscient. Ce dernier étant très puissant, parce que relié à l’instinct, peut dominer le désir conscient. 

 

Alors ce secret ? Quel est-il ? 

 

Le SECRET unique, que j’ai découvert que même les spécialistes de la fécondité et de la PMA (Procréation Médicalement Assistée) ne connaissent pas, est, qu’il faut 3 désirs même inconscients (de l’âme, de la mère et du père), pour qu’une âme puisse s’incarner. Si l’un manque, l’incarnation ne peut pas se faire.  J’ai observé qu’il était assez fréquent que la pression parentale empêchait les âmes à s’incarner même par le processus de PMA.

 

Il est fort probable que les âmes qui souhaitent s’incarner ont besoin de se sentir libres et que des parents qui rêvent trop de leur futur enfant, ont trop d’attentes et donc mettent trop de pression sur celui ou celle qui est appelé, repoussent sans le savoir les possibilités d’accueillir. 

 

C’est un peu comme quand on rencontre un amoureux ou une amoureuse potentiel.le, si l’attente à son égard est trop élevée, nous le/la ferons fuir. La pression est telle que la personne ne peut pas répondre aux attentes même si elles n’ont pas été formulées. 

 

 

Comment cela se fait-il que des âmes choisissent des parents qui ne sont pas prêts à accueillir un enfant ? 

 

Disons-le tout de suite, je ne suis pas une spécialiste de l’incarnation des âmes, mais avec un peu de réflexion et de logique, il est facile de comprendre que s’incarner chez des parents qui n’ont pas de projets pour leur enfant laisse plus de possibilités à celui-ci. 

 

Effectivement, être désiré, c’est entrer dans des projections et des attentes parentales sans oublier les expectatives inconscientes des deux lignées. Il y a deux manières de fonctionner par rapport à ces attentes, soit s’y soumettre, soit les utiliser pour réaliser son propre projet d’âme. 

 

La légende raconte:

 

Que lorsque nous naissons, un ange pose un doigt sur nos lèvres, ce qui laisse une empreinte appelée philtrum, pour nous faire oublier tout ce qui a précédé notre naissance. Alors, en un éclair, nous oublions pourquoi nous nous sommes incarnés et c’est là que le drame commence pour certain. e. s d’entre nous. Effectivement, cet oubli nous amène à subir notre incarnation et donc à créer une attitude qui nous empêche de recevoir l’amour de nos parents. 

 

Pour conclure,

 

Malheur ou bonheur d’avoir été désiré ou pas, l’important est de reprendre notre part de responsabilité dans le processus d’incarnation. Oui, nous avons « manipulé » chimiquement le corps de notre mère pour qu’il ne nous rejette pas comme un intrus, un microbe ou un corps étranger.  Nous avons, en faisant cela, fait le choix de cette mère, et de ce père tels qu’ils sont. Et nous l’avons fait, car leurs vibrations énergétiques correspondaient à celle de notre projet d’âme cherchant à s’incarner. 

 

Alors, si vous faites partie de ces enfants qui souffrent de ne pas avoir été désirés et d’avoir été malheureux à cause de l’attitude et des comportements peu aimants de vos parents, vous pourriez aujourd’hui avoir envie de reprendre la responsabilité de votre propre désir de vous incarner dans cette famille. Le processus des Constellations familiales permet de reprendre cette responsabilité avec douceur et respect, ce qui libère les blocages qui empêchent d’être heureux/se, en bonne santé physique, émotionnelle, mentale et sociale.  

 

Si vous vous êtes senti. e interpellé. e par cet article et que vous aimeriez avoir un entretien avec moi, alors n’hésitez pas à me contacter en m’envoyant un email à accueil@lesconstellationsdorianne.com, je me ferai un plaisir de vous répondre dès que possible. 

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