5 clés pour une relation saine et épanouie

November 12, 2018

 

Envie d'être honnête avec toi.

 

Je reconnais que, malgré toutes mes compétences relationnelles et les merveilleux résultats que j'ai obtenu dans ma vie, il m'arrive encore d'avoir des problèmes relationnels avec certaines personnes.

 

Le mois passé, j'ai été confrontée à mon incapacité à obtenir un échange honnête et sincère de vive voix avec deux personnes afin de clarifier malentendus et mécontentements, et je t'avoue que cela m'a profondément perturbée. J'en étais même arrivée à me demander si j'étais encore légitime dans mon rôle de formatrice en Coaching Relationnel Systémique. Oui! A ce point!

 

Aujourd'hui, après avoir pris le temps de digérer ce qui m'est arrivé, grâce aux supports de personnes compétentes, je suis à même de tirer le meilleur de cette expérience relationnelle douloureuse. Pour reprendre Paulo Coelho: « Toutes les batailles de la vie nous enseignent quelque chose, même celles que nous perdons.» Alors que j'avais le sentiment d'avoir tout foiré, j'ai en fait découvert 5 clés relationnelles importantes que j'aimerais te faire découvrir. Les voici. 

 

 

Clé 1:  Une relation implique au moins deux personnes.

 

 

 

Cela peut sembler évident et, pourtant, lorsque j'ai été confrontée au non-désir des deux personnes avec qui j'étais en conflit d'avoir une conversation de clarification, je n'ai pas réalisé tout de suite ce qui se passait, et je me suis obstinée à vouloir contrôler le bout de la relation qui ne m'appartenait pas. 

 

Comme le montre l'illustration de Françoise Malnuit qui illustre le livre de Jacques Salomé "Pour ne plus vivre sur la planète TAIRE", chaque relation implique au moins deux personnes, soi et l'autre, la corde représentant la relation.  Dès que l'une des deux personnes lâche le bout de la corde (de la relation), elle se déconnecte et abandonne le lien.

 

Lorsqu'il y a une dissension, même si tu fais tout ce que tu peux pour rétablir le lien, tu ne pourras pas réactiver l'échange si l'autre refuse de communiquer. La démission d'un des membres de la relation met un terme à celle-ci.  Le défi pour celui ou celle qui souhaite garder le lien est d'accepter que c'est fini. C'est alors que le processus de deuil peut se mettre en place et cela inclut le deuil d'avoir clarifié les tensions. 

 

 

Clé 2: Chacun.e a sa part de responsabilité dans la relation, ni plus, ni moins.

 

 

 

Si tu te sens blessé.e, frustré.e, en colère face au désengagement de l'autre, je suis au regret de t'annoncer que tu devras prendre "sur toi". 

Oui, ça fait mal! Parfois très mal, surtout quand il s'agit d'une relation amoureuse. En ce qui me concerne, c'était deux relations professionnelles, ce qui est un peu moins douloureux.  Le sentiment d'être abandonné.e ou exclu.e de la relation est blessant, surtout lorsque tout semblait bien aller.  L'intensité de la douleur sera à la mesure du plaisir et de l'entente vécue avec la personne qui rompt le lien.

 

Chacun est responsable de sa manière de gérer la relation, tout comme dans le dessin de Françoise Malnuit (clé n° 1), chacun est responsable de son bout de corde. Si tu décides d'abandonner sans rien clarifier, ce choix devra être respecté par l'autre, et tu devras faire de même si l'autre refuse de dialoguer avec toi.

 

En Constellations systémiques, on fait dire, à la personne coincée dans un conflit, la phrase suivante: "je prends ma part de responsabilité dans ce qui n'a pas été entre nous et je laisse auprès de toi, ta part". Cette phrase est profondément libératrice. 

 

Clé 3: Apprendre à accepter ce qui est.

 

 

Ce matin alors que j'émergeais de mon sommeil, je me suis posée la question pourquoi le monde n'allait pas mieux, et ce qui m'est apparu est notre difficulté à accepter ce qui est.  Notre humanité n'arrive pas à accepter le niveau de pollution que nous avons créé sur la terre, la disparition de 60% des espèces animales, le réchauffement climatique, etc.  Cette non-acceptation se manifeste par le déni. On continue à vivre comme si tout allait bien. 

 

Dans nos relations, c'est la même chose. Il y a une difficulté à accepter ce qui se passe entre soi et l'autre, et nous restons fixé.e sur ce que nous aimerions vivre plutôt que sur la réalité.

 

Ainsi pour reprendre ma propre expérience, j'avais quitté les deux personnes dont je t'ai parlé ci-dessus sur une bonne impression. Elles souriaient et semblaient satisfaites. Mon cerveau a gardé cette image qui est entrée en conflit avec les informations reçues lors de la lecture de leurs courriels. La confusion a alors émergé ainsi que la difficulté à admettre leurs attitudes et l'incompréhension. L'envie de croire que tout s'était bien passé m'empêchait d'entendre qu'elles étaient tellement fâchées qu'elles ne voulaient plus de la relation et n'avait absolument pas envie de retrouver l'apaisement. 

 

Après plusieurs demandes refusées pour renouer le dialogue, j'ai fini par accepter que la relation était morte et que je n'avais pas le pouvoir de réanimer celle-ci. 

 

L'acceptation de ce qui est me permet d'accéder à ma créativité. Je deviens alors résiliente en manifestant des solutions nouvelles qui m'aident à sortir de l'impasse relationnelle. 

 

Clé 4: Je ne suis pas mes émotions.

 

 

 

Dans nos relations comme d'ailleurs dans tous les aspects de notre vie, les émotions sont hyper présentes. Soit nous nous sentons "bien", soit nous nous sentons "mal", et nous oublions que nos émotions sont le résultat de nos pensées et donc de nos croyances. 

 

Pour rappel, voici les différentes fonctions des émotions:

- nous signaler des besoins non satisfaits. 

- nous pousser à nous mettre en mouvement, à réagir afin d'assurer notre survie

- nous aider à faire des choix

- nous signaler la qualité de nos pensées. 

- nous aider à activer ou désactiver des informations au niveau cellulaire

et c'est tout! 

 

Les émotions n'ont rien à voir avec notre identité ce qui n'enlèvent rien à leur importance dans la prise de décision. La seule chose est, que parfois, elles peuvent nous faire prendre des décisions qui nous font du tort, comme, par exemple, nous bagarrer quand nous nous sentons humiliés, jouer à des jeux d'argent qui nous endettent, se sentir jaloux/se, ou nous venger pour toutes sortes de raison et créer encore plus de problèmes.

 

Face au refus de ces deux personnes d'avoir une conversation respectueuse, je me suis mise à l'écoute de mes émotions et j'ai repris la responsabilité de mes besoins. Cette attitude m'a donné la possibilité de me donner la permission de partager avec toi mon vécu et ce que j'en ai appris.

 

 

Clé 5: Nous avons notre rôle préféré et nous y sommes très attaché.e.

 

 

Shakespeare disait déjà au 16ème siècle: « Le monde est une scène. Tous, hommes et femmes, n’y sont que de simples acteurs. Ils font leurs entrées et leurs sorties ; et chacun, sa vie durant, y joue plusieurs rôles. »

 

Dès que nous entrons en relation (quelle qu'elle soit!), nous jouons notre rôle préféré, celui que nous avons appris lorsque nous étions enfant au sein de notre famille. Si nous rencontrons quelqu'un qui refuse de jouer le rôle qui s'accorde parfaitement avec le nôtre, comme par exemple, être notre victime ou notre persécuteur ou encore notre sauveur, nous pouvons ressentir une immense frustration et avoir besoin de nous venger. 

 

Le Triangle Dramatique créé par Karpman en 1968 est un modèle qui représente parfaitement les jeux que nous jouons dans nos relations.  A chaque fois que je l'utilise, je reste fascinée par cette trouvaille géniale. 

Ainsi, Stephen (prononce Steven) Karpman qui travaillait avec Eric Berne, le créateur de l'Analyse Transactionnelle, a modélisé sous la forme d'un triangle les relations que les individus pouvaient avoir entre eux. Berne a mis en évidence 4 rôles: le parent normatif, le parent nourricier, l'enfant adapté et l'adulte qui trouvent leurs place dans les deux triangles (dramatique et gagnant).

 

Après notre naissance, nous avons appris, au sein de notre famille, que nos parents attendaient de nous que nous nous adaptions à leurs modes relationnels en nous encourageant à être soit un enfant adapté, soit un parent normatif ou soit un parent nourricier (rarement un adulte). Nous avons très vite compris que nous avions tout à gagner à  devenir des pros de notre rôle. Bien que nous ayons appris à jouer d'autres rôles, nous avons appris à nous identifier à celui qui était le plus utile durant notre enfance.

 

Le problème est que tant que nous n'arrivons pas à sortir de ce rôle que nous n'avons pas choisi, nous sommes prisonnier.e.s de celui-ci.

 

Ce qui s'est passé avec ces deux personnes m'a replongé, une fois de plus dans mon rôle préféré: celui de victime ou de l'enfant adapté, alors qu'elles jouaient les persécutrices ou parents normatifs.  La mise en conscience de ces mécanismes m'a permot d'en sortir forte, sereine et enrichie.  J'ai retrouvé ma puissance et le sentiment de sécurité que j'avais perdu. Je peux à nouveau me donner des permissions ce qui me rend joyeuse et créative. 

 

En conclusion,

 

Je suis vraiment reconnaissante envers ces deux personnes car grâce à leur attitude de rejet, j'ai (re)découvert 5 clés pour créer des relations saines. Cela m'a également permis de me rappeler que je ne contrôle pas tout, entre autre le bout de la corde relationnelle qui est entre leurs mains, même si je suis formatrice en Coaching Relationnel Systémique. Aussi, qui que je sois, je ne peux forcer une autre personne à jouer un rôle qu'elle ne souhaite pas jouer, à être consciente de ses  besoins et à faire des demandes claires. 

 

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